La débandade américaine face aux talibans après vingt ans de présence en Afghanistan laissera des traces marquées au fer rouge. Les images d’Afghans à l’aéroport de Kaboul, agrippés à un avion militaire américain et de centaines d’autres courant à côté de l’engin qui s’apprête à décoller, pèseront encore longtemps sur la présidence de Joe Biden.

En accélérant le retrait militaire d’Afghanistan, le président américain était prêt à assumer un regain de violences, estimant que le sort du pays devait désormais «être endossé par les Afghans». Or les victoires des talibans, qui se sont enchaînées à une vitesse folle, ont pris les Américains de court, jusqu’à cette humiliation suprême: le renvoi de 5000 soldats américains à Kaboul pour évacuer en toute urgence le personnel diplomatique. Et des scènes de panique et de confusion qui ne peuvent que rappeler la chute de Saigon de 1975. Les dernières images du «retrait américain» sont désastreuses. Biden peinera à les faire oublier.