C’était en février 2020. Les Etats-Unis de Donald Trump venaient de signer un accord avec les talibans afghans, achevant ce qui apparaît aujourd’hui comme le prélude à la prise de Kaboul par le mouvement fondamentaliste. A l’époque, l’administration américaine s’enorgueillissait particulièrement de la deuxième partie de cet accord, dans laquelle les talibans s’engageaient à ne plus offrir le moindre soutien à l’organisation Al-Qaida ou d’autres groupes terroristes. Les talibans, dit notamment le texte, doivent «envoyer un message clair» à tous ceux qui représentent une menace pour la sécurité des Américains et de leurs alliés. Le message à délivrer? «Votre place n’est pas en Afghanistan.»