«Il est tellement évident que le massacre de Boutcha est un fake que je ne veux pas approfondir le sujet.» C’est ainsi que le ministre russe des Affaires étrangères répondait à une question du journaliste italien Giuseppe Brindisi lors d’une interview accordée le 1er mai à l’émission Zona bianca sur la chaîne privée Rete 4. Cet entretien a choqué et a même provoqué la réaction du président du Conseil, Mario Draghi, qui a dénoncé la «tribune politique» offerte au bras droit de Vladimir Poutine. «J’espère qu’il ne l’a pas vue, réagit le présentateur. Sinon, il n’en aurait pas parlé ainsi.» Giuseppe Brindisi revendique son choix d’interviewer le ministre russe. «Il est juste d’écouter les voix arrivant de Russie, avec toute la charge de propagande accompagnant leur parole, confie-t-il au Temps. Je crois que les censurer revient à nous comporter exactement comme eux.»