états-Unis

Ted Cruz et John Kasich s’allient contre Donald Trump

Les deux candidats républicains se partageront des primaires, espérant provoquer une «convention négociée» qui permette le choix d’un autre candidat que le milliardaire

Ted Cruz et John Kasich, les deux derniers rivaux de Donald Trump pour l’investiture républicaine en vue de l’élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis, ont annoncé dimanche un accord pour faire barrage au milliardaire. Ce dernier caracole en tête des primaires.

Aucun des deux hommes n’est plus désormais en mesure de décrocher l’investiture. Leur objectif est d’empêcher Donald Trump d’obtenir les 1237 délégués nécessaires pour être adoubé et de favoriser ainsi la tenue d’une «convention négociée», où le parti républicain pourrait choisir un autre candidat que le magnat de l’immobilier.

Un partage des Etats

L’équipe de campagne de Ted Cruz a indiqué que le sénateur du Texas allait se concentrer sur la primaire dans l’Indiana, le 3 mai, tout en laissant le champ libre à John Kasich dans l’Oregon (17 mai) et au Nouveau-Mexique (7 juin), où le gouverneur de l’Ohio a, selon les sondages, de meilleures chances de battre Donald Trump.

John Kasich a accepté de son côté de consacrer ses ressources financières à la conquête des Etats situés à l’ouest de l’Indiana, et d’abandonner cet Etat à Ted Cruz.

Pour l’équipe de Donald Trump, «deux perdants qui s’associent»

Certains stratèges républicains appelaient de leurs vœux un tel accord depuis plusieurs semaines. Certains craignent toutefois que celui-ci ne soit trop tardif, alors que s’applique désormais la règle du «winner takes all», en vertu de laquelle l’ensemble des grands électeurs d’un Etat va au candidat qui obtient la majorité simple.

Dan Scavino, qui dirige la communication de Donald Trump sur les réseaux sociaux, a de son côté ironisé sur Twitter sur «deux perdants qui s’associent pour tenter d’arrêter Donald Trump».

«Les Américains en ont tellement marre de vous, les politiciens», a-t-il ajouté, en écho aux critiques formulées par Donald Trump contre l’establishment républicain, qui tenterait selon lui de «truquer» le processus de sélection.

«Désespoir», a tweeté un peu plus tard Donald Trump après avoir appris «la collusion de Ted le menteur et de Kasich».


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