De son côté, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), s’est bornée à souligner mardi qu’elle n’avait «pas reçu la lettre d’invitation de l’Iran et n’avait donc pas de commentaires à faire».

Des sources diplomatiques auprès de l’AIEA indiquent que l’Iran, dans une lettre datée du 27 décembre, proposait pour les 15 et 16 janvier la visite des sites nucléaires de Bushehr et Natanz.

Outre la Chine, qui a officiellement confirmé l’invitation adressée à Pékin, et la Russie, ont également été invités la Hongrie, en tant que présidente de l’Union européenne, le groupe des pays non-alignés au conseil des gouverneurs de l’AIEA et le groupe des pays de la Ligue arabe au conseil des gouverneurs, l’Egypte et Cuba.

«Des ambassadeurs de pays de l’Union européenne, des représentants des pays non-alignés et des représentants du groupe 5+1 ont été invités à visiter les sites nucléaires», avait annoncé mardi matin le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparasrt.

«Cette visite aura lieu avant la rencontre d’Istanbul» fin janvier entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 sur le nucléaire, et cette invitation est «un nouveau signe de bonne volonté» dans le cadre de la coopération entre l’Iran et l’AIEA, a-t-il expliqué. «La liste des pays invités sera rendue publique plus tard», a-t-il déclaré, refusant de préciser si les Etats-Unis en faisaient partie.

La Hongrie va se concerter avec la Commission européenne sur cette invitation, a annoncé le ministère hongrois des Affaires étrangères.

Le porte-parole du Département d’Etat américain, Philip Crowley, a lui dénoncé des «pitreries» qui ne saurait se substituer à «une coopération transparente».

Les pays du groupe 5+1 et l’Iran se sont retrouvés le 6 et 7 décembre à Genève pour reprendre des négociations sur le nucléaire, au point mort depuis 14 mois, et ont décidé de poursuivre le dialogue fin janvier à Istanbul.

De nombreux pays occidentaux soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil, ce que dément formellement l’Iran.

Un haut responsable iranien s’est déclaré optimiste fin décembre sur les négociations prévues à Istanbul: «Nous pensons qu’elles pourraient ouvrir la voie à une résolution des problèmes», a déclaré Ali Bagheri, adjoint de Saïd Jalili, le négociateur iranien sur le dossier nucléaire.