«Aucune autorisation n’a été accordée pour un rassemblement ou une manifestation. Si certains veulent mener des actions anti-sécuritaires sous l’influence des chaînes de télévision contre-révolutionnaires, ils seront écrasés par le peuple», a prévenu le gouverneur de Téhéran Morteza Tamadon, cité par l’agence officielle Irna.

Selon des témoins, des tracts ont été distribués pour appeler à un rassemblement jeudi, devant l’université de Téhéran en mémoire des émeutes étudiantes de juillet 1999 violemment réprimées par le pouvoir.

Un tel rassemblement, s’il a lieu, sera la première manifestation depuis la confirmation des résultats de l’élection présidentielle du 12 juin et la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

Au moins 20 personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées lors des violentes manifestations qui ont suivi le scrutin. Des centaines de manifestants mais aussi des responsables politiques réformateurs et journalistes ont été emprisonnés.

Chaque année, des groupes étudiants organisent des cérémonies pour l’anniversaire des émeutes qui avaient commencé après une attaque par des hommes en civil et la police contre les dortoirs universitaires de Téhéran. Les étudiants s’y étaient rassemblés pour protester contre l’interdiction du quotidien réformateur Salam. Les affrontements avaient fait un mort, selon un bilan officiel.