Lorsqu’il allume la télévision, le téléspectateur russe ne voit sur son écran que des tanks blindés ouvrant le feu et des soldats motivés à mener les combats. Cependant, le présentateur vedette de la chaîne Vladimir Soloviev arbore un air bien sombre en ce mardi 4 octobre. «Je me suis toujours promis de dire la vérité, aussi dure soit-elle», insiste le présentateur toujours vêtu de noir, avant d’interroger Denis Pouchiline, le président de la République populaire de Donetsk (RPD), interview visant à justifier le recul de l’armée russe dans les régions de Kherson et de Kharkiv. «La situation sur le front est grave.»