C’est un étrange chassé-croisé. Alors que des milliers de personnes s’accrochent à l’espoir de fuir Kaboul à bord d’un des derniers vols occidentaux, d’autres reviennent au pays. Au poste-frontière de Chaman, face à la ville afghane de Spin Boldak, un journaliste de l’Agence France-Presse raconte l’impatience de ces familles qui veulent rentrer du Pakistan. «Nous avons quitté l’Afghanistan à cause des bombardements. Mais maintenant, grâce à Allah, la situation est normale, donc nous y revenons», explique Molavi Shaib, un de ces candidats au retour.