L’essentiel

Les terrasses, les cinémas, les théâtres ou les stades de football rouvrent ce jour, conformément à la décision du Conseil fédéral de mercredi dernier.

La société allemande CureVac a soumis à Swissmedic une demande d’autorisation pour son vaccin en Suisse.

Retrouvez notre suivi de la journée d’hier.


■ De jeunes volontaires réexposés au Covid-19

Dans le cadre d’une étude britannique, de volontaires jeunes et en bonne santé vont être délibérément exposés une seconde fois au Covid-19 afin de déterminer comment réagit leur système immunitaire, a annoncé l’université d’Oxford.

L’étude, qui devrait commencer ce mois-ci, utilisera la souche originale du Covid-19, celle qui s’était développée à Wuhan, mais des discussions sont en cours pour inclure un des nouveaux variants. L’objectif est de déterminer quelle dose du virus est nécessaire pour réinfecter une personne et observer comment le système immunitaire réagit. Ces études où l’on expose volontairement des patients à un virus «nous apprennent des choses que d’autres ne peuvent pas, car elles sont étroitement contrôlées», a expliqué la professeur en vaccinologie Helen McShane, responsable de l’étude. La première phase de l’étude impliquera 64 volontaires.


■ La réouverture des terrasses ne suffit pas, selon GastroSuisse

La simple réouverture des terrasses n’est pas une solution pour la branche de la restauration, estime la faîtière GastroSuisse. Une ouverture partielle représente en effet un risque financier important pour de nombreuses entreprises.

Il est difficile de prévoir si et dans quelle mesure les clients utiliseront cette offre, d’autant plus que cela dépend aussi de la météo

GastroSuisse

Les entreprises peuvent réaliser des ventes supplémentaires lorsque le temps est clément, mais si le temps redevient soudainement froid et pluvieux, elles doivent jeter les marchandises qu’elles ont achetées. Souvent, l’espace extérieur ne représente qu’une petite partie de la capacité totale, souligne en outre la faîtière. GastroSuisse, qui salue tout de même un «pas dans la bonne direction», exige donc la levée du confinement de branche.


■ En Inde, la vaccination ouverte à tous les adultes en mai

La vaccination contre le Covid sera ouverte le 1er mai à tous les adultes en Inde, qui est frappée par une deuxième vague massive de l’épidémie, a annoncé lundi le gouvernement.

«Au cours d’une réunion présidée par le Premier ministre Narendra Modi, la décision importante a été prise de permettre à toutes les personnes de plus de 18 ans d’être vaccinées à partir du 1er mai», a déclaré le ministère de la Santé dans un communiqué.


■ La RDC lance sa campagne de vaccination avec AstraZeneca

La République démocratique du Congo a lancé sa campagne de vaccination à Kinshasa lors d’une cérémonie officielle largement destinée à dissiper les doutes et méfiances autour du vaccin AstraZeneca, avec des officiels congolais et des diplomates.

«Il y a plus d’avantages que d’inconvénients à se faire vacciner», a déclaré le ministre de la Santé Eteni Longondo, parmi les premiers à recevoir une injection à la Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa.

Le ministre a été suivi par l’ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Jean-Marc Châtaigner, et le coordonnateur des affaires humanitaires des Nations unies en RDC, David McLachlan-Karr. «C’est un geste volontaire important. Un geste de solidarité vis-à-vis des autres», a déclaré à l’AFP Jean-Marc Châtaigner, parlant d’un «vaccin efficace».

La méfiance envers le vaccin est répandue en RDC. De nombreuses théories du complot sont régulièrement partagées sur les réseaux sociaux. La méfiance a pu être accrue par «la communication malheureuse autour d’AstraZeneca en Europe», souligne un responsable congolais de la santé publique.


■ 4905 nouveaux cas en 72 heures

La Suisse compte lundi 4905 cas supplémentaires en 72 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 16 décès supplémentaires et 148 malades ont été hospitalisés. Durant les dernières 72 heures, les résultats de 71 805 tests ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 6,83%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 27’844, soit 322,09 nouvelles infections pour 100’000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,10. Les patients Covid-19 occupent 27,10% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 68,70%.

42 211 cas de variant ont été détectés en Suisse jusqu’à ce jour, dont 16 580 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 245 au variant sud-africain (B.1.351) et 13 au variant brésilien (P.1). Dans 25 373 cas, une mutation était présente, mais la lignée n’était pas claire.

Depuis le début de la pandémie, 637 304 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 6 609 958 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s’élève à 9885 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 26 522.

Le pays dénombre par ailleurs 17 850 personnes en isolement et 31 185 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S’y ajoutent 6053 autres personnes revenant de voyage d’un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.


■ CureVac a demandé une autorisation en Suisse pour son vaccin

La société CureVac Swiss AG a soumis à Swissmedic une demande d’autorisation pour son vaccin CVCoV. Il s’agit de la cinquième procédure d’autorisation lancée en Suisse pour un vaccin contre le virus SARS-CoV-2.

La procédure d’examen en continu permet à Swissmedic d’examiner les données scientifiques dès qu’elles sont soumises par les entreprises et qu’elles sont donc disponibles, précise Swissmedic dans un communiqué. La société allemande CureVac peut transmettre en permanence des documents pour son candidat vaccin à ARN messager. Swissmedic peut ainsi se faire une première idée du profil bénéfice/risque du vaccin avant même que les essais cliniques menés en vue de l’autorisation (études de phase III) ne soient achevés. La durée de la procédure d’examen du dossier dépend de l’exhaustivité des données envoyées par CureVac et des résultats des essais cliniques. Il est donc impossible de prévoir quand cette procédure sera terminée.

Selon le site de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), la Suisse a déjà commandé 5 millions de doses à Curevac.


■ Instantané: la pause-café en terrasse à Nyon


■ Les hautes écoles maintiennent les cours à distance

Depuis ce lundi, les cours en présence de 50 personnes au maximum sont à nouveau autorisés dans les hautes écoles de Suisse. La plupart se donnent le temps pour redémarrer l’enseignement en présentiel, préférant maintenir les cours à distance, selon un tour d’horizon de Keystone-ATS.

C’est le cas à l’Université de Genève (UNIGE), qui maintient ses enseignements en ligne jusqu’à la fin du semestre afin d’assurer une stabilité et une visibilité pour les étudiants. Quelques exceptions existent pour des cours ou des séminaires en petits effectifs et qui nécessitent par exemple l’utilisation de laboratoires spécifiques. La session d’examens se déroulera principalement en ligne.

A Lausanne, l’Université va prendre «au plus vite» les mesures pour rendre possible une présence élargie sur le campus, mais la limite des 50 personnes complique la donne, explique-t-elle à Keystone-ATS. Actuellement, plus de 400 enseignements sont dispensés à des effectifs de plus de 100 étudiants.

Il n’y aura pas de changement à prévoir pour cette semaine. Dans tous les cas, il restera possible de suivre les enseignements à distance, a précisé le rectorat. Il n’est pas prévu de réintroduire un système de présence alternée, avec des jetons de couleur, comme c’était le cas à la rentrée de septembre dernier. L’Université de Zurich décide mardi si elle applique cette nouvelle étape d’ouverture, a-t-elle annoncé. L’ETH Zurich prendra elle aussi une décision dans la semaine.


■ Le Portugal poursuit son déconfinement graduel

Le Portugal est entré dans la troisième phase d’un déconfinement progressif entamé il y a un mois, avec la réouverture des centres commerciaux, de l’intérieur des cafés et des restaurants, des salles de spectacle, des lycées et des universités. La dernière phase est prévue dans deux semaines.

Entre la mi-janvier et la mi-mars, les autorités du pays avaient imposé un confinement général strict pour endiguer une violente troisième vague de l’épidémie de coronavirus. Une dizaine de municipalités affichant un taux d’incidence trop élevé n’ont pas suivi le mouvement de déconfinement.

Les contrôles à la frontière espagnole seront maintenus au moins jusqu’à la fin du moins, de même que l’obligation pour les voyageurs arrivant au Portugal de présenter un test négatif, voire d’observer une quarantaine. Le gouvernement de Lisbonne a toutefois assoupli vendredi les restrictions de voyage en vigueur depuis fin janvier. Il a levé suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil pour les déplacements jugés essentiels.


■ Le télétravail s’est répandu en 2020 en raison de la pandémie

La part de travailleurs suisses pratiquant le télétravail a atteint en moyenne 34,1%, l’an passé, contre près d’un quart en 2019. Les recommandations et obligations émises par le Conseil fédéral en la matière, pour faire face à la pandémie, ont favorisé la pratique.

Au deuxième et au quatrième trimestre 2020, des sommets ont été atteints, à respectivement 39,7% et 37,3%, selon l’enquête suisse sur la population active de l’Office fédéral de la statistique (OFS) publiée lundi.

Lire aussi: Les employés de bureau suisses sont fans du télétravail

C’est dans la branche «information et communication» que le télétravail était le plus répandu, touchant près de 80% des salariés contre près des deux tiers un an plus tôt. Elle devance la branche «activités financières et assurances», où la proportion a atteint 61,4%, après un tiers en 2019.

Un peu plus de 54% des travailleurs dans l’immobilier et l’administration l’ont aussi mis en œuvre, après environ 40%. Dans les secteurs «enseignement» et «activités spécialisées, scientifiques et techniques», plus de la moitié des personnes actives occupées ont travaillé au moins occasionnellement depuis leurs domiciles. Auparavant, les parts oscillaient entre 45 et 40%.


■ New Delhi confinée pour une semaine à partir de lundi soir

Les autorités de New Delhi vont imposer à partir de lundi soir aux 20 millions d’habitants de la capitale indienne un confinement d’une semaine. Elles veulent tenter de contenir la flambée de cas t de faire retomber la pression sur les hôpitaux.

L’Inde a recensé lundi un nouveau record de nouvelles contaminations: 273 810 cas sur 24 heures. C’est le cinquième jour d’affilée que le pays franchit la barre des 200 000 nouveaux cas. A Delhi, ville la plus touchée dans le pays qui compte 1,3 milliard d’habitants, plus de 25 000 cas ont été recensés sur 24 heures. Près du tiers des personnes testées étaient positives.

«Le système de santé de Delhi est au point de rupture. La situation du Covid-19 est grave», a déclaré le chef du gouvernement local Arvind Kejriwal. Des restrictions similaires ont déjà été décrétées ailleurs dans le pays, notamment dans les Etats de Maharashtra (ouest), où se trouve la capitale financière Bombay, et du Tamil Nadu (sud).


■ Nouveau record de décès au Pérou

Les autorités ont enregistré pour la première fois plus de 400 morts en 24 heures au Pérou, durement touché par le variant brésilien du coronavirus, a annoncé le ministère de la Santé.

Au cours des dernières 24 heures, 433 décès ont été recensés, ce qui porte le bilan total à 57 230 morts en 13 mois d’épidémie, a indiqué le ministère. Les nouvelles contaminations ont atteint 7131 pendant la même période, soit un total de 1 704 757 cas enregistrés au Pérou, un pays de 33 millions d’habitants.

Le chiffre le plus élevé de décès quotidiens était auparavant de 384 et il datait du 10 avril. Le Pérou affronte actuellement une seconde vague de l’épidémie qui porte les hôpitaux aux limites de leur capacité. Il y a en ce moment quelque 15 000 patients hospitalisés dont plus de 2600 en soins intensifs. De plus les services saturés manquent d’oxygène et la campagne de vaccination ne progresse que lentement.


■ Vive émotion pour le lancement de la «bulle» entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande

L’émotion était forte lundi chez les premiers passagers qui ont embarqué sur les vols de la «bulle» permettant désormais de voyager entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande sans avoir à effectuer de quarantaine à l’arrivée.

Des familles séparées, depuis la fermeture des frontières il y a près de 400 jours en raison de la pandémie, ont ainsi pu se retrouver. «C’est un grand jour pour les familles et leurs amis», a déclaré la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, saluant la politique efficace de lutte contre le coronavirus, dans les deux pays, qui a permis l’ouverture de ce corridor.

Avant la pandémie, les Australiens représentaient la plus large proportion des touristes étrangers, soit 40%, se rendant en Nouvelle-Zélande, avec environ 1,5 million d’arrivées en 2019. Au premier jour de la mise en place de ce corridor, la plupart des passagers étaient des Néo-Zélandais de retour dans leur pays. Les touristes devraient être plus nombreux lors des prochaines vacances scolaires en Australie, prévues dans quelques semaines.