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Des habitants de la ville de Quito restent dans la rue suite aux secousses du tremblement de terre, le 18 mai 2016.
© RODRIGO BUENDIA

Equateur

La terre a de nouveau tremblé en Equateur

Deux secousses de magnitude 6,8 puis 6,7 ont fait un mort et 85 blessés légers, un mois après le séisme dévastateur survenu en avril

«Nous avons à déplorer un mort: un adulte à Tosagua», localité située à 200 km au sud-ouest de la capitale Quito, a déclaré le président Rafael Correa au cours d’une conférence de presse, ajoutant que 85 autres personnes avaient été légèrement blessées dans ces deux répliques du séisme qui, le 16 avril, a dévasté une bonne partie la côte Pacifique équatorienne.

Une première secousse, de magnitude 6,8, s’est produite mercredi à 02h57 heure locale, avec pour épicentre la station balnéaire de Mompiche (185 km à l’ouest de Quito), dans la province d’Esmeraldas, à une profondeur de 14,7 km, selon l’Institut géophysique. Une seconde, de 6,7, est survenue vers 11h47 heure locale.

M. Correa a déclaré que la cause de la mort de cet adulte à Tosagua était encore un «peu confuse»: apparemment «il est sorti en courant, est tombé et s’est cogné à la base du crâne», mais il y a également une version selon laquelle «une poutre lui est tombée dessus».

A la suite de la première secousse, les autorités avaient d’abord annoncé six blessés légers et des dégâts mineurs.

Esmeraldas et Manabi ont été les deux provinces les plus touchées par le tremblement de terre de magnitude 7,8 qui, le 16 avril, a officiellement fait quelque 700 morts, laissant sans abri près de 29 000 personnes et provoquant pour environ trois milliards de dollars de dommages. Un millier de répliques ont été ressenties depuis cette catastrophe.

- Secousses ressenties jusqu’en Colombie -

Suivie de plusieurs autres secousses dont la magnitude a été jusqu’à 5,1, les deux répliques de mercredi ont aussi été ressenties à Quito et dans plusieurs provinces, ainsi que dans l’ouest de la Colombie, en particulier dans la ville de Cali, selon le Service géologique colombien et des journalistes de l’AFP.

«Il y a des personnes avec de légères lésions, en fait parce qu’elles sont sorties en courant et ont trébuché, et aussi des dégâts mineurs dans des infrastructures», avait dans un premier temps déclaré M. Correa à la presse, tôt mercredi, à l’issue d’une réunion d’urgence à Quito du Comité des opérations de secours (COE), après la première secousse.

Les autorités avaient ensuite précisé que trois habitations avaient été endommagées.

M. Correa a déclaré qu’il y avait eu de «petits dégâts matériels, surtout dans des logements qui étaient déjà endommagés et n’étaient pas habités».

Il a affirmé qu’il s’agissait d'«une réplique, pas d’un nouveau (séisme)», et il a appelé les Equatoriens au calme, ajoutant: «c’est normal et des répliques sont à attendre dans les deux mois» qui suivent le 16 avril.

Le chef de l’Etat a annoncé que «des mesures avaient été prises, dans tout le pays» et que, notamment, les cours avaient été suspendus.

Mais il a assuré qu’en ce qui concerne des «secteurs stratégiques, barrages, centrales hydroélectriques, raffineries, tout va bien».

L’Equateur exploite du pétrole dans la forêt amazonienne, puis le transfère, à des fins d’exportation, via des oléoducs jusqu’à la province côtière d’Esmeraldas, où se trouve la plus importante raffinerie de ce pays.

«Nous l’avons fortement ressenti ici. Je suis sorti de la maison en courant avec ma famille», a déclaré à l’AFP Modesto Guale, qui vit à Manta, port de pêche et station balnéaire de la province de Manabi.

Le secrétariat chargé de la gestion des risques a précisé qu’à Pedernales, autre station balnéaire de Manabi et proche de l’épicentre, ce nouveau mouvement tellurique avait été «fortement ressenti» et que «la population paniquée» restait «dans la rue».

Le séisme du 16 avril a été qualifié par Rafael Correa de «pire tragédie» depuis celui de 1949, qui avait fait environ 6.000 morts et 100 000 sinistrés dans la région andine de l’Equateur.

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