Un condamné à la peine capitale a reçu mercredi une injection létale au Texas, lors de la première exécution de l'année aux Etats-Unis. Le condamné avait été reconnu coupable d'un double meurtre commis en 2005 sur fond d'une transaction concernant une dose de crack à 20 dollars, qui avait alors mal tourné. Lors de son procès, il avait reconnu des crimes supplémentaires, dont un autre homicide.

L'homme de 48 ans a été déclaré mort à 18h29 locales (1h29 jeudi en Suisse) dans la prison de Huntsville, selon un porte-parole du pénitencier.

Le Texas est l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis, même si l'an dernier la Géorgie l'a dépassé alors que généralement on assiste à une tendance de chute globale du nombre d'exécutions (20 en 2016).

La polémique sur les injections létales relancée

Le grand Etat du sud subit comme les autres une pénurie des substances utilisées pour les injections létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de firmes pharmaceutiques, pour la plupart européennes.

Les autorités texanes ont d'ailleurs la semaine dernière assigné en justice l'Agence fédérale des produits alimentaires et médicamenteux, lui reprochant la confiscation prolongée de produits mortels.

En octobre 2015, le Texas et l'Arizona avaient tenté d'importer d'Inde, en catimini, des doses de thiopental sodique, mais les autorités sanitaires fédérales avaient saisi ces envois en jugeant illégale l'utilisation de ce barbiturique dans le cadre d'exécutions.

La controverse sur les injections létales devrait être relancée dans le courant du mois de janvier car deux Etats (Virginie et Ohio) prévoient de procéder à des exécutions en utilisant du midazolam, un produit très critiqué car étant un anxiolytique et non un anesthésiant. Des prisonniers ayant reçu du midazolam ont suffoqué et montré des signes de souffrance lors de leur exécution.

Lire aussi: Les Américains votent aussi pour la légalisation du cannabis et l’abolition de la peine de mort