La caricature orne cette semaine la couverture du Spectator, un hebdomadaire britannique de droite. Sur le bureau, Theresa May a laissé une note avant de partir. «Désolée pour la pagaille.» De chaque côté, une pile de dossiers non traités déborde: banques alimentaires, maisons de retraite, éducation, défense…

Après presque trois ans à son poste, la première ministre britannique a officiellement posé sa démission de la direction du Parti conservateur ce vendredi (elle reste en poste par intérim le temps que son successeur soit élu, autour du 20 juillet). Elle part avec un bilan catastrophique: le Brexit n’a pas eu lieu et, faute de temps et d’oxygène politique, aucun des autres problèmes urgents du Royaume-Uni n’a été traité. Le pays a été asphyxié par sa dispute interne sur la sortie de l’Union européenne, incapable non seulement de trouver une solution mais aussi de s’occuper du reste.