Entretien
AbonnéLors de son passage à Genève, le nouveau chef du «gouvernement tibétain en exil», Penpa Tsering, décrit au «Temps» le contrôle grandissant des autorités chinoises sur la population tibétaine
Depuis la fuite du dalaï-lama du Tibet en 1959, la communauté tibétaine en exil a établi un «gouvernement» à Dharamsala, dans le nord de l’Inde. Ce gouvernement, reconnu par aucun Etat, était dirigé jusqu’en 2011 par le dalaï-lama. Le chef spirituel tibétain a alors remis son pouvoir temporel à un laïc, élu par un parlement. Penpa Tsering est le troisième Sikyong ou dirigeant des exilés tibétains. Lundi et mardi, il participait à un forum sur le Tibet organisé par le bureau du dalaï-lama à Genève. Jeudi, il rencontrera à Berne des parlementaires. Vendredi dernier, il avait rejoint à Rome la première rencontre de la nouvelle Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC), formée de parlementaires de 24 pays, en marge du G20. Il répond aux questions du Temps.