La demande mondiale de pétrole devrait croître pour atteindre en 2023 un niveau record, tirée par la Chine finalement déconfinée et les besoins de kérosène pour l’aviation, estime mercredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

La demande est attendue à 101,7 millions de barils par jour (mb/j), soit une hausse de 1,9 mb/j venue pour moitié de la Chine, estime l’AIE, qui relève ainsi légèrement son estimation pour 2023 par rapport à son précédent rapport mensuel.

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Effet de l’embargo européen sur le pétrole russe

En termes de géographies, la demande des pays de l’OCDE a reculé de 900 000 barils par jour au dernier trimestre 2022, sous l’effet d’un ralentissement de l’activité industrielle. C’est en revanche le mouvement inverse ailleurs.

Du côté de l’offre, la croissance devrait ralentir, avec un déclin attendu du côté de la Russie. En décembre, les exportations pétrolières russes ont reculé de 200 000 barils par jour par rapport au mois précédent, à 7,8 mb/j, sous l’effet de l’embargo européen et du plafonnement du prix décidé par les pays du G7, l’UE et l’Australie, note l’AIE. Les ventes de gazole russe ont en revanche bondi, à 1,2 mb/j, dont plus de la moitié destinée à l’UE.

En 2023, les Etats-Unis devraient tirer la croissance de l’offre mondiale, et présenter pour la deuxième année consécutive une production annuelle record, tout comme le Canada et le Brésil.

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