Des tirs de missiles «probablement israéliens» ont visé tôt mercredi le sud de la Syrie en guerre, notamment le secteur de Tall al-Hara, une colline élevée la province de Deraa, au sud de Damas, rapporte l'agence officielle syrienne Sana. Ils ont pris pour cible des «positions militaires» du régime syrien et de ses alliés, notamment le puissant mouvement chiite du Hezbollah, précise l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui fait état de «pertes humaines» dans ce secteur, sans être en mesure de fournir un bilan exact.

Outre le secteur de Tall al-Hara, deux zones de la province voisine de Qouneitra ont été visées, d'après l'OSDH. Toutes ces cibles se situent non loin du plateau du Golan en partie occupé et annexé par Israël. A la mi-juin, Tall al-Hara avait déjà été visée par des frappes israéliennes selon l'OSDH et les médias étatiques syriens.

La chaîne de télévision étatique syrienne Al-Ikhbariya, sur son compte Telegram, évoque aussi «des informations» faisant état d'une «agression israélienne» dans la zone de Tall al-Hara et rapportant des dégâts matériels.

Des batteries antiaériennes érigées par la Syrie

Depuis le début en 2011 de la guerre en Syrie, Israël a mené plusieurs frappes contre l'armée syrienne mais aussi contre les forces de l'Iran et du Hezbollah libanais, alliés indéfectibles du régime de Bachar al-Assad et deux grands ennemis de l'État hébreu implantés en Syrie.

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«La défense anti-aérienne du régime a été activée pour contrer» l'attaque, a souligné le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. «Certains missiles ont été abattus, d'autres ont atteint leurs cibles.»

Le Hezbollah y a érigé des radars alors que le régime syrien y a installé des batteries antiaériennes, avait indiqué l'OSDH par le passé. Israël a toujours affirmé son intention de continuer à viser les positions tenues par l'Iran ou le Hezbollah en Syrie, et qu'il ne laisserait pas Téhéran s'implanter à sa frontière.

Le 14 juillet, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou avait prévenu le Hezbollah qu'Israël lui infligerait un coup «dévastateur» en cas d'attaque du mouvement chiite. Quelques jours plus tôt, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait estimé que l'Etat hébreu ne serait pas «épargné» en cas de conflit entre les Etats-Unis, alliés d'Israël, et l'Iran.