«Nous n’avons pas de relations diplomatiques (...) mais il est important de créer un environnement qui nous permettra d’avoir des discussions directes entre les deux pays», a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

«Nous ne devrions pas traiter la question nord-coréenne uniquement dans des réunions multilatérales ou lors des négociations à six, en comptant sur d’autres pays», a poursuivi M. Maehara.

Jusqu’à présent, le Japon préférait participer à des discussions multilatérales, comme les négociations à six - les deux Corées, Chine, Etats-Unis, Japon, Russie - pour contraindre le régime nord-coréen à renoncer à son programme nucléaire en échange d’une aide économique.

Changement de ton Mais l’offre de dialogue présentée par le chef de la diplomatie nippone, qui l’a cité comme «l’un des thèmes majeurs» de l’année 2011, semble répondre à l’attitude conciliatrice adoptée par la presse officielle nord-coréenne à l’occasion du Nouvel An, après une période récente de vive tension dans la péninsule coréenne.

La presse de Pyongyang a appelé à une amélioration des relations entre le Nord et le Sud. Le président sud-coréen, Lee Myung-Bak, a répondu lundi que la porte du dialogue inter-coréen restait «ouverte» et que Séoul était prêt à «renforcer de manière drastique la coopération économique» si Pyongyang faisait preuve de sincérité dans la reprise de leurs relations.

Washington s’est félicité de ce changement de ton par rapport au «langage belliqueux» employé ces dernières semaines. Stephen Bosworth, l’émissaire américain pour la Corée du Nord, est attendu cette semaine à Séoul, Pékin et Tokyo pour des consultations.