«Je suis né à Ixelles, près de Bruxelles. Mon père est Wallon, ma mère Dano-Norvégienne. Mon père s’inquiétait, notamment, de ce qui se passait entre les deux parties du pays – déjà, par le passé… Donc nous avons déménagé en Suisse, j’avais 11 ans. De fait, j’ai le passeport belge, mais me sens davantage suisse. Mais j’ai de nombreux contacts en Belgique, et ne peux m’empêcher d’être préoccupé.

Il est très déplorable que Wallons et Flamands n’arrivent pas à s’entendre, et que la situation empire à ce point. Quand j’entends parler d’une tension extrême dans certaines communes de la région de Bruxelles, où la querelle linguistique se fait désormais sentir d’une rue à l’autre, cela devient effarant, d’atteindre un tel point de sectarisme. Et au niveau de l’Etat, les événements tournent au gag, avec ces conciliateurs et formateurs qui vont et qui viennent!

Les gens avec qui je discute en Belgique semblent fatigués, excédés même, par cette situation. Comment une scission pourrait-elle être réalisable? A quel pays rattacher chaque partie? Et puis, la polémique actuelle tend à faire occulter le fait que la Belgique héberge de grandes institutions, en particulier européennes. Les politiques devraient y penser plus souvent…»