«L’Amérique est de retour», avait lancé Joe Biden en février lors de la Conférence sur la sécurité de Munich. Le proclamer par écrans interposés depuis Washington était une chose. Place désormais à la pratique lors d’une séquence diplomatique d’une densité rare. G7, OTAN, Union européenne, le 46e président des Etats-Unis siégera au sein des principales institutions structurant le monde occidental. Pour François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique à Paris, le message lors de cette première séquence sera simple: rassurer les alliés en montrant qu’il est, à l’inverse de son prédécesseur, «un train qui arrive à l’heure». Objectif: rencontrer son homologue russe à la tête d’un club de démocraties à l’unité retrouvée.

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