Sur les réseaux sociaux, sur les banderoles, mais aussi sur son t-shirt, la même question, écrite ici en grandes lettres blanches, et répétée depuis un an et demi: «Qui a tué Marielle Franco?» Le 14 mars 2018, à Rio de Janeiro, le meurtre de cette élue noire, engagée contre le racisme et l’homophobie, homosexuelle et militante en faveur des droits des LGBT, avait indigné le Brésil. De passage à Genève, dans le cadre du festival de cinéma latino-américain Filmar, son ex-compagne Monica Benicio décrit un quotidien brésilien fait, depuis lors, de tensions, de difficultés, de faux espoirs et de reculades. «Chaque mois, pour nous, dure dix ans», soupire-t-elle.

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