Ils sont encore en quarantaine depuis leur arrivée à Wuhan, mais ils travaillent déjà. L’équipe d’experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit retracer l’émergence du SARS-CoV-2 avant décembre 2019: entretiens avec les premiers patients diagnostiqués, examen de leurs dossiers médicaux, d’échantillons de sang ou encore de sérum. «La mission consistera aussi à répertorier les activités et les biens vendus dans les marchés, dont celui de Huanan, ainsi que leurs chaînes d’approvisionnement», ajoute Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS.

Les spécialistes seront-ils libres d’enquêter à leur guise? Ou devront-ils se baser uniquement sur des informations et des interlocuteurs présélectionnés par les autorités chinoises? La réponse de l’OMS reste vague. L’organisation souligne que ses émissaires s’étaient rendus l’été dernier en Chine afin de définir les «termes de référence» de futures investigations et que plusieurs rencontres en amont ont permis aux experts internationaux «d’être informés des résultats d’études menées par des chercheurs chinois».