Deux trains de voyageurs qui se trouvaient sur la même voie se sont violemment encastrés, près d'un petit village du centre de la Belgique, mardi, peu avant 9 heures du matin. Le bilan officiel provisoire de la catastrophe fait état de huit morts et neuf blessés, dont trois graves. Les deux conducteurs, deux contrôleuses âgées de 26 et 30 ans, ainsi que quatre passagers ont perdu la vie. Vers 16 heures, hier, le corps d'un enfant de 8 ans a encore pu être localisé dans l'énorme amas de ferraille qui jonche les voies. Il s'agit de la plus grande catastrophe ferroviaire enregistrée depuis vingt-cinq ans dans le Royaume.

Témoins et victimes ont confirmé la violence de la collision. L'un des convois était à l'arrêt, l'autre roulait à près de 90 km/h sur la ligne Ottignies-Wavre-Louvain.

«J'ai senti un choc très violent, j'ai vu tomber les gens qui ont essayé de quitter le wagon par tous les moyens. J'ai vu des blessés. C'était indescriptible», a raconté un des 80 voyageurs présents dans l'un des trains.

«J'ai cru qu'un wagon allait s'écraser sur ma façade», témoigne une des habitantes du petit village de Pécrot, situé à une vingtaine de kilomètre de la capitale Bruxelles, qui a alerté les secours. «On a cassé des vitres des wagons pour aider les gens à sortir. Ils criaient, c'était insoutenable.»

Les responsables de la société belge des chemins de fer ont confirmé que l'accident est dû à une erreur humaine. L'un des conducteurs d'un convoi qui circulait à vide «a franchi un feu rouge […] et a circulé à une vitesse d'environ 90 km/h en franchissant une dizaine de passage à niveau. Certaines des barrières n'étaient pas fermées, cela aurait dû au moins éveiller l'attention du conducteur», a indiqué le responsable du réseau infrastructure de la SNCB.