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Ban Ki Moon, Laurent Fabius et François Hollande, main dans la main après l'adoption du pacte historique.
© FRANCOIS GUILLOT

CLIMAT

Transformer l'essai de la COP21

Près de 200 pays représentant la vaste majorité des émissions mondiales de CO2 ont mis de côté une partie de leurs divergences pour s’engager ensemble dans la bataille climatique. Et après ?

«On dirait qu’ils ont enfin compris qu’il y a un problème!» réagissait samedi la représentante d’une organisation de protection de l’environnement après l’adoption de l’accord de Paris à la COP21. Entamée il y a une trentaine d’années, la lutte mondiale contre le réchauffement n’avait jusqu’alors jamais obtenu de réponse à la hauteur de l’enjeu: protéger la planète et ses habitants des conséquences dévastatrices des changements climatiques entraînés par nos émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Or cette fois près de 200 pays représentant la vaste majorité des émissions mondiales de CO2 ont mis de côté leurs divergences – ou au moins une partie d’entre elles – pour s’engager ensemble dans la bataille climatique. Ils se sont fixé l’objectif ambitieux de contenir la hausse des températures à 2 °C voire à 1,5 °C d’ici la fin du siècle, par rapport aux niveaux préindustriels. La mention du plafond de 1,5 °C était loin d’être acquise avant la conférence.

Lire également : Un accord à Paris, et maintenant?

Il y a donc bien lieu de se réjouir de l’ambition affichée par l’accord de Paris. Malheureusement, il y a aussi lieu de s’inquiéter de son inadéquation avec la réalité. Les scientifiques estiment que les températures mondiales ont déjà gagné en moyenne 1 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Selon les estimations, les promesses de réduction des émissions de CO2 faites par les pays avant la COP21 mènent vers un réchauffement de 3°C.

Pour rectifier la trajectoire, il va donc falloir aller beaucoup plus loin que ce qui a été entrepris jusqu’à aujourd’hui. Les énergies fossiles, responsables des trois quarts des émissions de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine, ne peuvent plus faire partie de notre avenir énergétique. La transition doit être effectuée au plus vite vers les énergies renouvelables. D’autres secteurs encore devront être mis à contribution: transport, agriculture et élevage, bâtiment…

Plusieurs éléments laissent penser que nous sommes bel et bien engagés sur la voie de l’économie bas carbone. Le coût du solaire et de l’éolien a fortement baissé. Une partie du secteur financier désinvestit ses actifs dans les combustibles fossiles, désormais considérés trop risqués. Tragiquement, la Chine est confrontée à de tels niveaux de pollution qu’elle n’a plus d’autre choix que d’agir. Il revient aujourd’hui aux Etats, mais aussi aux entreprises, à la finance, aux chercheurs et à chacun d’entre nous de se saisir de ces incitations pour transformer l’essai de la COP21.

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