Comme chaque année, les pays en guerre sont ceux qui sont perçus comme les plus corrompus, explique l’organisation dans un communiqué. La Nouvelle-Zélande, le Danemark, et Singapour font eux figure des trois pays les «moins corrompus» dans le rapport annuel qui établit un index de «perception de corruption» pour 180 pays sur la base des 13 sondages réalisés par 10 organisations indépendantes. La Suisse arrive au cinquième rang.

L’ONG, dont le siège est à Berlin, n’a pas épargné les pays industrialisés. «L’argent corrompu ne doit pas pouvoir trouver des zones de refuge. Il est temps d’en finir avec les excuses», écrit sa présidente Huguette Labelle dans ce rapport.

Le secret bancaire «pèse sur les efforts visant à combattre la corruption et à récupérer les avoirs volés», selon TI qui, sans les nommer, pointe du doigt des pays industrialisés qui ne souffrent pas pour leur part du problème de la corruption. Il permet de dissimuler les transferts d’argent sale, selon l’ONG.

Un classement lancé en 1995

Depuis 1995, l’ONG publie chaque année un indice de perception de la corruption, classant 180 pays selon l’analyse d’un groupe international d’hommes d’affaires, d’experts et d’universitaires. L’indice va de 10 pour un Etat perçu comme «propre» à zéro pour un Etat perçu comme «corrompu». La Suisse a obtenu 9.

L’ONG insiste sur la nécessité de faire plus pour combattre la corruption, à un moment où les gouvernements tentent de relancer l’économie internationale en injectant des capitaux publics importants dans des programmes d’aide à la croissance.

Mesure adoptée récemment

TI, par ailleurs, s’est félicité du travail de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), notamment sur les paradis fiscaux, mais a estimé que «plus doit être fait en matière de traités bilatéraux concernant les échanges d’information afin de venir à bout du système du secret».

TI appelle aussi les pays du G20 à se pencher sur le problème de la corruption et à encourager une plus grande transparence dans l’attribution de contrats publics.

Un mécanisme de suivi de la Convention des Nations unies contre la corruption a récemment été adopté par 141 pays au total réunis à Doha, mais certaines clauses du suivi sont optionnelles, comme les visites d’évaluation dans les pays membres, ce qui, selon les critiques, limite la portée de l’accord.