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Syrie

La trêve tient sur deux fronts, mais pas à Alep

Des dizaines d'habitants d'Alep ont fui à l'aube leurs quartiers par peur de raids aériens du régime qui ont repris pour le 9e jour consécutif. Ailleurs en Syrie, une trêve temporaire entrée en vigueur à minuit semblait tenir 

Plusieurs dizaines d'habitants du côté rebelle de la ville syrienne d'Alep ont fui samedi à l'aube leurs quartiers par peur de raids aériens du régime qui ont repris pour le 9e jour consécutif. C'est le constat fait sur place par un correspondant de l'AFP.

Ailleurs en Syrie, une trêve temporaire entrée en vigueur à minuit semblait tenir sur deux fronts, le nord de la province de Lattaquié et la Ghouta orientale près de Damas. Aucun tir n'a été enregistré dans ces régions ayant été le théâtre de violents combats les dernières semaines.

«La situation est devenue insupportable à Alep», a déclaré à l'AFP Abou Mohammad, parti de son domicile avec sa femme et ses cinq enfants. «Un de mes bambins est terrifié par les bombes et, depuis une semaine, plus personne ne vient acheter chez moi», assure ce marchand d'électroménagers. «Tout est paralysé.»

Fuir, ailleurs dans la ville ou au loin

Certaines familles décident de se réfugier dans des quartiers plus sûrs de l'agglomération, tandis que d'autres quittent la ville par la route du Castello, seule sortie pour les habitants des quartiers rebelles presque totalement assiégés depuis plusieurs mois. Cette voie, située au nord-est de l'ex-capitale économique du pays, est dangereuse car elle est également prise pour cible par des tireurs.

Près de 200.000 habitants résideraient dans la partie rebelle, à l'est de de la ville divisée depuis 2012, selon des chiffres non officiels.

Rues désertes, magasins fermés

Samedi, les rues dans plusieurs quartiers rebelles étaient désertes et les magasins fermés. Les habitants se terrent chez eux par peur de nouveaux raids menés depuis le 22 avril par l'armée de l'air syrienne selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme et des militants.

D'après l'OSDH, le bilan humain des bombardements et tirs de l'armée et des rebelles s'élève désormais à 246 morts parmi les civils depuis cette date.

Lire aussi : Les attaques contre les hôpitaux, prélude à l’offensive sur Alep

Ces bombardements de part et d'autre ont été dénoncées par la communauté internationale, en particulier par l'ONU qui a déploré un «mépris monstrueux pour les vies de civils par toutes les parties au conflit».

L'opposition syrienne a également dénoncé, dans une lettre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, «des attaques aveugles contre les civils».

Samedi, au moins six personnes ont encore péri dans le secteur rebelle, dont quatre à Bab al-Nairab et deux à Boustane al-Qasr, d'après la défense civile. L'OSDH a rapporté au moins 20 raids.

Ailleurs en Syrie, les fronts de nord de la province de Lattaquié, fief du président Bachar al-Assad, et de la Ghouta, considérée comme le réservoir de la rébellion près de Damas, étaient calmes en début d'après-midi.

Selon l'armée syrienne, l'arrêt des combats doit durer 24 heures dans la Ghouta orientale, et 72 heures dans la région de Lattaquié.

Après l'appel lancé jeudi l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, à réactiver la trêve, Russes et Américains avaient annoncé vendredi un accord a minima sur l'arrêt des hostilités sur ces deux fronts, mais pas à Alep.

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