«Si la Hongrie devait choisir entre accepter ou refuser de signer cette paix, cela reviendrait à répondre à la question suivante: vaut-il mieux qu’elle se suicide afin de ne pas être tuée?» Le 16 janvier 1920, dès l’entame des négociations du Traité de Trianon avec les vainqueurs de la Grande Guerre, la phrase prononcée par le comte Apponyi menant la délégation magyare reflète l’ampleur de la punition à venir. Le 4 juin à 16h32, la Hongrie perd 3,3 millions d’habitants d’origine magyare et 71% de territoire en un trait de plume.