La première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern s'est engagée dimanche, au lendemain de sa victoire éclatante aux élections, à faire les réformes qu'une série de crises l'a empêchée de mener lors de son premier mandat, selon l'AFP.

Après avoir fait l'objet de critiques pour ne pas avoir tenu ses promesses lors de son premier mandat, notamment en matière de protection de l'environnement et sociale, Jacinda Ardern a déclaré être désormais en position d'effectuer des réformes.

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La charismatique première ministre a affirmé que sa victoire éclatante, la plus importante du Parti travailliste depuis 1946, signifie que d'avantage d'électeurs soutiennent son parti et son programme réformiste.

«Je pense qu'ils approuvent le travail que nous avons accompli et le projet que nous avons pour aller de l'avant, et il y a certains domaines dans lesquels nous voulons progresser», a affirmé Jacinda Ardern.

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La quadragénaire, devenue un symbole du progressisme de centre-gauche après son élection en 2017, a reconnu que la nécessité d'apaiser les petits partis membres de sa coalition avait «ralenti» sa politique de réformes lors de son premier mandat.

Carte blanche à Jacinda Ardern

Au cours de celui-ci, la dirigeante travailliste a également dû gérer la pire attaque terroriste perpétrée dans l'archipel, une éruption volcanique meurtrière, la récession la plus grave depuis plus de 30 ans, et bien sûr, le défi historique de la pandémie. Samedi soir, lors du discours prononcé à l'issue de sa victoire, elle a fait part de sa volonté de s'attaquer à des problèmes tels que le changement climatique, la pauvreté et l'inégalité.

Sa principale opposante, la cheffe de file du Parti national, Judith Collins, a reconnu que les électeurs avaient donné carte blanche à Mme Ardern pour mettre en oeuvre ces changements.

Pour Judith Collins, dont le parti a obtenu 26,8% des suffrages, cela signifie également que la Première ministre ne peut plus prétendre que ses échecs politiques sont dus aux membres de sa coalition.

«Le gouvernement a le mandat pour mettre en oeuvre tous ses engagements, donc ils ne peuvent plus reprocher à quelqu'un de ne pas l'avoir fait», a affirmé Judith Collins à la presse. La campagne électorale a été axée sur le succès du gouvernement dans la lutte contre la pandémie, Jacinda Ardern surnommant ce scrutin d'«élections du Covid».