Lui n’a jamais douté. Le premier ministre Narendra Modi émerge en vainqueur suprême d’un scrutin législatif qu’il avait assuré qu’il remporterait haut la main. Sur les 542 députés à pourvoir à la Chambre basse du parlement indien, les candidats de son parti nationaliste hindou Bharatiya Janata (BJP) seraient en tête dans 303 circonscriptions, selon les dépouillements de la commission électorale. Dans ce scrutin perçu comme référendum sur le premier ministre, la «vague Modi» s’avère être un tsunami. Aucun observateur n’avait envisagé que le premier ministre puisse ainsi surpasser sa victoire historique de 2014. «C’est le triomphe du populisme de la droite nationaliste hindoue en Inde», affirme le politologue Paranjoy Guha Thakurta. En dépit d’un bilan économique décevant, l’autoritaire Narendra Modi hypnotise l’Inde. A 68 ans, ce grand stratège à la barbe blanche reste seul maître à bord du géant asiatique peuplé de 1,3 milliard d’habitants.

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