Des quantités d’uranium enrichi jusqu’à douze fois supérieures à ce qui est autorisé, l’assassinat d’un ingénieur nucléaire, Mohsen Fakhrizadeh, derrière lequel les Iraniens voient la main d’Israël. Les nouvelles sur le front de l’accord nucléaire conclu en 2015 par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, l’Allemagne et l’Iran, ne sont pas bonnes. Selon le New York Times, Téhéran a promulgué une loi mercredi l’autorisant à accroître sa production d’uranium enrichi à 20%, un niveau qui permettrait d’atteindre dans les six mois le degré d’enrichissement nécessaire pour produire l’arme nucléaire. La loi prévoit aussi que l’Iran puisse expulser les inspecteurs internationaux présents dans la République islamique si les Etats-Unis ne lèvent pas leurs sanctions d’ici au début février 2021.

Pour le futur président américain, Joe Biden, qui entrera en fonction le 20 janvier, la position iranienne va compliquer son action. Cofondateur et vice-président du Quincy Institute for Responsible Statecraft, ex-président du Conseil national irano-américain et auteur du livre Losing an Enemy: Obama, Iran and the Triumph of Diplomacy (Yale University Press, 2017), Trita Parsi livre son analyse.