«Cela fait trois ans que nous pleurons.» La pancarte qui porte cette inscription est posée au sol, au centre d’un cœur formé par des bougies, sur le site des protestations de Galle Face, à Colombo. Elle évoque les trois années écoulées depuis le dimanche de Pâques 2019, quand des attentats suicides imputés à un réseau djihadiste local avaient tué plus de 260 personnes, dans trois hôtels et trois églises du Sri Lanka. Trois ans de failles et de zones d’ombre, pour une justice qui piétine, incapable de désigner les responsabilités au-delà des attaquants et de leurs complices.