Le 25 juin 1950 au matin, le «Grand leader» Kim Il-sung envoie l'armée nord-coréenne envahir la Corée du Sud dans l'idée que celle-ci, sous la férule américaine depuis la défaite japonaise, et en proie à une instabilité sociale, est mûre pour sa «libération».

Cinq millions de combattants vont s'affronter pendant trois ans: Coréens du Nord et du Sud, Américains et alliés sous la bannière des Nations unies, puis, à partir de l'automne, Chinois «volontaires».

Staline avait promis à Mao Zedong l'appui de l'aviation soviétique pour soutenir l'offensive des fantassins communistes chinois. Pas un avion soviétique ne viendra à leur aide sur le champ de bataille.

Un conflit d'une brutalité intense: près de 3 millions de morts toutes nationalités confondues. Un demi-million de morts sudistes; 54 000 militaires américains tués; près de 2 millions de morts nordistes et chinois.

L'armistice de juillet 1953 signé par les alliés avec Pékin et Pyongyang à Panmunjom, sur la ligne de front du 38e parallèle, et dont le Sud n'est pas signataire, a confié à l'ONU la gestion de la paix armée le long de la «zone démilitarisée».

En cinquante ans, les provocations et escarmouches le long de la zone démilitarisée (DMZ) ont coûté la vie à 394 Sud-Coréens, 90 Américains et au moins 889 Nord-Coréens.