Donald Trump n'est plus contagieux, a déclaré samedi le médecin de la Maison Blanche Sean Conley, neuf jours après que le président américain a été testé positif au Covid-19.

«Ce soir, je suis heureux d'annoncer qu'en plus du fait que le président remplit tous les critères des CDC pour une cessation en sécurité de l'isolement, le test Covid PCR de ce matin montre, au regard des standards actuellement reconnus, qu'il n'est plus considéré comme risquant de transmettre (le virus) à d'autres personnes», a indiqué le Dr Conley dans un communiqué.

Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) sont la principale agence fédérale américaine en matière de santé publique.

Peu de détails

Selon le communiqué du Dr Conley, des tests ont montré qu'«il n'y a plus d'indice de réplication active du virus» et que la charge virale de M. Trump «diminue». Il n'a toutefois pas indiqué que le chef de l'Etat n'était plus positif. Le président n'a pas de fièvre et les symptômes qu'il présentait se sont «améliorés», a indiqué le médecin de la Maison Blanche, soulignant qu'il allait continuer à suivre son état de santé au moment où M. Trump reprend le cours normal de ses activités.

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Le Dr Conley a précisé que son patient avait ressenti ses premiers symptômes dix jours avant.

Il est probable que les personnes ayant de faibles niveaux de charge virale ne soient plus contagieuses, mais aucun seuil n'a été établi par la communauté médicale.

Les directives des CDC indiquent que pour les personnes qui ont eu un Covid-19 léger ou modéré, l'isolement et les précautions peuvent être interrompus 10 jours après l'apparition des symptômes et une fois qu'elles n'ont plus eu de fièvre pendant 24 heures.

Pour les cas plus graves, les directives indiquent que cela peut prendre jusqu'à 20 jours après l'apparition des symptômes - mais l'intensité du cas de M. Trump n'a pas été communiquée.

Le très respecté scientifique Anthony Fauci a dit qu'il était convaincu que l'équipe médicale du président ne le laisserait pas sortir s'il était encore contagieux. «Je peux vous garantir qu'ils le testeront avant de le laisser sortir», a-t-il déclaré à CBS News.

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Retour en fanfare

Face à plusieurs centaines de personnes rassemblées sur les pelouses de la Maison Blanche et portant des casquettes rouges «Make America Great Again», le 45e président des Etats-Unis a une nouvelle fois affirmé que le virus allait «disparaître», était «en train de disparaître».

«Je vais bien!», a-t-il lancé en commençant son allocution, tout sourire, après avoir enlevé son masque dès son arrivée au micro. Lors d'une intervention d'une vingtaine de minutes, au cours de laquelle il est apparu en forme, il a exhorté sa base électorale à se rendre aux urnes, le meeting devenant une réunion de campagne plus que présidentielle. 

Le retour sur les estrades de campagne est prévu en début de semaine, et le rythme s'annonce intense: Floride lundi, Pennsylvanie mardi, Iowa mercredi.

A un peu plus de trois semaines du scrutin, Donald Trump, 74 ans, accuse un retard marqué dans les sondages sur son rival démocrate Joe Biden, 77 ans.

«Virus chinois»

«Je veux que vous sachiez que notre nation va vaincre ce terrible virus chinois», a encore dit le président américain. «Nous produisons des thérapies et des médicaments puissants, nous guérissons les malades, nous allons nous en remettre et le vaccin va arriver très, très vite».

«Plus de 213.000 Américains sont morts de ce virus, et la dure réalité est que cela aurait pu être évité», a tweeté samedi Joe Biden.

L'ancien vice-président de Barack Obama, qui compte désormais près de dix points d'avance dans les sondages nationaux et a également conforté son avantage dans les intentions de vote au niveau des Etats décisifs pour l'élection, continue sa campagne à son rythme.

Dans le camp républicain, l'inquiétude est de plus en plus palpable. Certains ténors s'alarment ouvertement de l'évolution de la campagne.

«Si le jour de l'élection, les gens sont en colère (...), nous pourrions perdre la Maison Blanche, et les deux chambres du Congrès, a prévenu le sénateur républicain Ted Cruz. Cela pourrait être un "bain de sang" pour le "Grand Old Party"», a-t-il ajouté.