C’était le dernier poste important de la future administration à pourvoir. Le président élu américain Donald Trump a nommé mardi à la tête de sa diplomatie Rex Tillerson, le PDG du géant pétrolier ExxonMobil, qui a des liens étroits avec la Russie, selon un communiqué officiel.

Rex Tillerson, 64 ans, qui connaît personnellement le président russe Vladimir Poutine, devrait être chargé de normaliser les relations avec la Russie, mises à mal par l'annexion de la Crimée et le différend entre Washington et Moscou sur la guerre en Syrie.

Choix inhabituel

«Je ne peux imaginer une personne mieux préparée et aussi dévouée pour servir en tant que secrétaire d'Etat à ce moment crucial de notre histoire», a déclaré Donald Trump, cité dans le communiqué.

«Rex Tillerson sait comment gérer une organisation de dimension mondiale et comment s'orienter dans l'architecture complexe des affaires du monde et de différents dirigeants étrangers», souligne le communiqué, justifiant le choix inhabituel d'un homme d'affaires de l'envergure de Rex Tillerson pour ce poste.

«En tant que secrétaire d'Etat, il sera un avocat ferme et lucide des intérêts nationaux vitaux de l'Amérique et il aidera à changer des années de mauvaise politique étrangère et d'actions qui ont affaibli la sécurité et la place de l'Amérique dans le monde», poursuit le communiqué.

Liens étroits avec la Russie

La confirmation de la nomination risque d'être compliquée au Congrès par les liens de Rex Tillerson avec la Russie, accusée par la CIA d'avoir interféré dans l'élection américaine en faveur du milliardaire.

C’était le représentant d’ExxonMobil en Russie pendant les années Yeltsine, c’est à cette époque qu’il a rencontré le président russe Vladimir Poutine. Il a publiquement critiqué les sanctions prises contre Moscou après la crise ukrainienne.

Le Sénat devra confirmer la nomination de Rex Tillerson, un processus qui sera sûrement compliqué. Ainsi John McCain, sénateur républicain de l’Arizona, a aussi déclaré que les liens du futur chef de la diplomatie américaine avec Vladimir Poutione étaient «un sujet de souci» pour lui et qu’il examinerait de très près la situation avant de voter. «Vladimir Poutine est un voyou, un meurtrier, toute personne qui le décrirait autrement ment».


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