Le Tupolev Tu-154, dans lequel le président polonais Lech Kaczynski a trouvé la mort samedi, est un des appareils les plus vendus de l’industrie aéronautique civile russe. Mais il a connu une série noire depuis plusieurs années. Il était notamment impliqué dans l’accident d’Überlingen en 2002.

Ce tri-réacteur a effectué son premier vol commercial en 1972. Il a été l’un des avions les plus utilisés par les anciens pays du bloc de l’Est. Sa fabrication a été arrêtée en 1994 après la production de plus d’un millier d’appareils, semblables en apparence à un Boeing 727.

D’une longueur de 47,90 m pour une hauteur de 11,40 m et une envergure de 37,55 m, il peut transporter de 155 à 180 personnes à une vitesse de croisière de 850 km/h à 11 000 m d’altitude avec un rayon d’action de 4000 km.

Ces dernières années, cet avion a subi de nombreux accidents particulièrement meurtriers. Le 15 juillet 2009, un Tupolev-154 de la compagnie iranienne Caspian Airlines, qui effectuait la liaison Téhéran-Erevan, s’est écrasé au nord de l’Iran, entraînant la mort de ses 168 passagers et membres d’équipage.

Le 22 août 2006, un appareil de la compagnie russe Poulkovo s’était écrasé en Ukraine avec 170 personnes à bord. Le 3 juillet 2001, c’était un Tu-154 de la compagnie VladivostokAvia qui s’était écrasé près de l’aéroport d’Irkoutsk (Sibérie) à la suite d’une erreur de pilotage, faisant 145 morts.

Le 1er juillet 2002, un appareil des Bashkirian Airlines et un avion-cargo Boeing 757 de la compagnie de transport express DHL se percutent au-dessus d’Überlingen, au nord du Lac de Constance. Les 71 occupants des deux appareils sont tués, dont 54 enfants de Bachkirie, petite république russe de l’Oural.

Plusieurs autres accidents meurtriers avec ce type d’avion sont survenus durant les années précédentes, notamment le 29 août 1996, lorsqu’un Tu-154 russe est tombé sur une montagne de l’île norvégienne du Spitzberg. Cent quarante et une personnes étaient alors mortes