12H30. L’UE offre son aide à la Tunisie pour organiser des élections (porte-parole)Manifestation pour l’abolition du parti du pouvoir le RCD Quelques centaines de personnes manifestaient lundi matin dans le centre de Tunis pour exiger l’abolition du parti du président déchu Zine el Abidine Ben Ali, la Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD). Des policiers anti-émeutes tentaient de disperser ces manifestants en les aspergeant d’eau.«La révolution continue! RCD dehors!», criaient les manifestants réunis en deux groupes sur l’avenue Habib Bourguiba, l’un devant le théâtre municipal de Tunis, l’autre devant l’ambassade de France. Cette manifestation s’est produite alors qu’on attendait dans la journée l’annonce d’un gouvernement de transition où pourraient notamment figurer des membres de l’ancien gouvernement du président Zine el Abidine Ben Ali, ayant un profil technocratique.«On ne veut personne du RCD dans le futur gouvernement, y compris le premier ministre» actuel, Mohammed Ghannouchi, a déclaré un manifestant. «A vec notre sang et notre âme, nous sommes prêts à mourir pour les martyrs», criaient encore les manifestants, en référence aux dizaines de Tunisiens tués dans la répression de la révolte populaire d’un mois qui a provoqué la chute du régime autocratique du président Ben Ali qui a fui vendredi en Arabie Saoudite. ■10H00. Premier candidat déclaré: Moncef Marzouki L’opposant historique tunisien Moncef Marzouki a annoncé lundi sa candidature à la présidentielle en Tunisie, prévue dans un délai de deux mois suite à la chute du président Zine El Abidine Ben Ali, dans un entretien accordé à la radio française France Info. «Je serai effectivement candidat» à l’élection présidentielle, a déclaré M. Marzouki dirigeant du Congrès pour la république (CPR), parti de la gauche laïque interdit sous le régime Ben Ali.Le Conseil constitutionnel tunisien a proclamé «la vacance définitive du pouvoir» et la nomination de Foued Mebazaa, président du Parlement, au poste de président de la République par intérim. Selon la Constitution, des élections présidentielle et législatives doivent être organisées dans un délai de 60 jours.

9H00. Avoir tunisiens «sous surveillance particulière» La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a précisé lundi que les avoirs tunisiens suspects dans les banques françaises étaient sous «vigilance particulière», mais qu’il n’y avait pas de «gel des avoirs» car cela nécessite une décision judiciaire ou internationale. Sur Europe 1, Mme Lagarde a déclaré que le gouvernement avait demandé à Tracfin, organisme de lutte contre les mouvements supects de capitaux, «d’exercer une vigilance particulière» et de procéder à un «blocage administratif». Le président Nicolas Sarkozy avait affirmé samedi que la France avait pris «les dispositions nécessaires pour que les mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France soient bloqués administrativement». En clair, il s’agit d’empêcher la famille et l’entourage du président déchu Zine el Abidine Ben Ali d’avoir accès à des avoirs financiers se trouvant dans des banques en France. ■9H00. La France reconnaît seulement des «maladresses» VV Henri Guaino, très proche conseiller du président français Nicolas Sarkozy a admis lundi que, sur la Tunisie, «il y ait pu avoir des maladresses» de la part de la France dont la réserve lors de la répression des manifestations a été critiquée par l’opposition et les Tunisiens de France. «Qu’il y ait pu y avoir des maladresses ou des incompréhensions, après tout cela est possible» mais «imaginez que la France intervienne dans les affaires d’un pays qui est un ancien protectorat français, qu’aurait-on dit?», a déclaré le conseiller du chef de l’Etat Henri Guaino sur la radio RTL.«Que vouliez-vous faire? Personne ne pouvait prévoir que les choses allaient aller aussi vite (...), aussi loin, et qu’elles seraient aussi rapidement dramatiques», a-t-il dit. «Ca n’est pas à la France d’être le gendarme de la Méditerranée». ■8H00: Réveil timide à Tunis Quelques rares commerces ont ouvert leurs portes lundi matin dans le centre de Tunis dont l’air était encore imprégné d’une forte odeur de poudre après les échanges nourris de tirs de la veille, le pays étant suspendu à l’annonce d’un gouvernement de transition. La plupart des commerces restaient fermés, à l’exception de rares cafés, bureaux de tabac et boulangeries, ont constaté des journalistes de l’AFP qui ont croisé de nombreux policiers en armes et des hommes portant parfois jusqu’à 10 baguettes de pain par crainte d’une pénurie.Trois jours après la chute du régime Ben Ali après un mois d’émeutes, l’armée était déployée autour du ministère de l’Intérieur devant l’entrée duquel ont été déroulés de barbelés.De nombreux policiers en armes et un véhicule blindé de transport de troupes étaient postés dans les rues adjacentes de l’avenue Habib Bourguiba où de violents combats ont opposé dimanche après-midi des snipers cachés sur des toits d’immeuble aux forces loyalistes aux nouvelles autorités de transition. ■Dimanche soir: l’avertissement du gouvernement Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi, qui devrait annoncer ce lundi la composition du nouveau gouvernement, a averti dimanche soir que les autorités de transition ne feraient preuve d’ «aucune tolérance» envers ceux qui sèment le chaos dans le pays, dans une déclaration téléphonique à la télévision publique, après les violents affrotements entre partisans et adversaires du président en exil Ben Ali dans la journée..