Près de 5,3 millions de Tunisiens sont appelés aux urnes dimanche pour leurs premières législatives depuis la révolution, un scrutin clé pour la transition démocratique du pays et sous haute sécurité de craintes d’attaques jihadistes. En octobre 2011, l’élection de l’assemblée constituante, remportée par les islamistes d’Ennahda, avait été le premier scrutin libre de l’histoire du pays mais le vote de dimanche est crucial car il doit enfin doter la Tunisie d’institutions pérennes près de quatre ans après le soulèvement de janvier 2011 qui donna le coup d’envoi au Printemps arabe. La nouvelle Constitution, adoptée en janvier, accorde de larges pouvoirs au Parlement et au gouvernement, et des prérogatives restreintes au chef de l’Etat. La présidentielle est prévue le 23 novembre. Selon les analystes, deux partis partent favoris: Ennahda, au pouvoir de début 2012 à début 2014, et leurs principaux détracteurs de Nidaa Tounès, une formation hétéroclite rassemblant aussi bien des anciens opposants au dictateur déchu Zine El Abidine Ben Ali que des caciques de son régime. (AFP)