L’exercice a déjà fonctionné en Syrie, pourquoi pas en Libye? La Russie et la Turquie ont lancé un appel conjoint à un cessez-le-feu qui est entré en vigueur ce dimanche à partir de minuit. La pression exercée de part et d’autre par ces deux Etats semble avoir porté ses fruits. Aussi bien le maréchal Khalifa Haftar (soutenu notamment par Moscou) que le gouvernement d’accord national de Fayez al-Sarraj (derrière lequel s’est placée la Turquie) ont accepté du bout des lèvres la fin théorique des hostilités. Les Européens respirent. Mais ils le savent bien: ils risquent d’être rapidement relégués au rang de simples figurants sur le théâtre libyen.

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