OTAN

La Turquie, alliée peu commode

Entre les membres de l'OTAN et Ankara, la liste des griefs ne cesse de s'allonger 

Alliée ou adversaire? La participation de la Turquie à l’OTAN n’est jamais allée sans heurts. Mais si l’on s’en tient aux déclarations, les divergences ont rarement été si profondes. Ainsi, Emmanuel Macron en venait à s’interroger récemment sur la volonté des alliés de venir en aide à Ankara en cas d’une hypothétique guerre contre la Syrie. A quoi le président turc, Recep Tayyip Erdogan, répondait par une réplique qui a fait immédiatement le tour du monde: il jugeait le Français «en état de mort cérébrale». En aparté, la conclusion est définitive à Paris: «La Turquie ne peut plus être considérée comme une alliée stratégique de l’Europe.»

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