Lorsque Fidan Ataselim et cinq de ses amies ont été embarquées au commissariat de police, le 8 décembre à Istanbul, on leur a signifié deux motifs d’arrestation. Le premier ne les a pas surprises: «violation de la loi sur les manifestations». Ces jeunes Turques et des centaines d’autres venaient de chanter et danser contre les violences faites aux femmes, reprenant les paroles d’un hymne féministe importé du Chili. «Manifestation interdite», leur a-t-on objecté – la routine pour ces militantes.

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