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L'attentat intervient dans un pays déjà sous tension, après 35 morts dans des attaques depuis le début de l'année.
© Dominic Lipinski, AP

Grande-Bretagne

Les tweets de Donald Trump sur l'attentat de Londres choquent

Vingt-deux passagers ont été blessées dans l'explosion ce matin d'un engin artisanal dans une station de métro de Londres. Le président américain a tweeté que les «terroristes ratés» étaient connus des services - avant de se faire sévèrement rabrouer

Donald Trump a dénoncé vendredi les «terroristes ratés» ayant commis l’attentat de Londres et affirmé qu'ils avaient été repérés par Scotland Yard avant l'attaque, s'attirant aussitôt les critiques de la première ministre britannique Theresa May pour ces «spéculations».

«Autre attaque à Londres par un terroriste raté. Ce sont des gens malades et déments qui étaient dans la ligne de mire de Scotland Yard. Il faut être proactif!»

Il a ensuite ajouté dans un second tweet:

«On doit s'occuper des terroristes ratés de façon beaucoup plus dure. Internet est le principal outil de recrutement qu'on doit couper et mieux utiliser!»

Une «spéculation inutile» pour Scotland Yard

Les autorités britanniques n'ont encore rien révélé de l'identité du ou des auteurs de l'attaque dans le métro de Londres, perpétrée à l'aide d'un engin explosif artisanal, selon l'unité antiterroriste de la police londonienne. L'attentat a fait au moins 22 blessés. Interrogée par l'AFP, la police de Londres a qualifié les propos du président américain de «spéculation inutile».

Dans la foulée, la Première ministre Theresa May a dénoncé dans les propos de M. Trump des «spéculations d'aucune aide». «Je pense qu'il n'est d'aucune aide pour quelqu'un de spéculer sur une enquête en cours», a-t-elle déclaré, dans un message télévisé à l'issue d'une réunion d'urgence de son cabinet.

Le président américain a ensuite annoncé qu'il allait appeler Mme May.

Le précédent de Manchester

Le gouvernement britannique s'était montré furieux lorsque des fuites dans la presse américaine attribuées à des sources officielles avaient révélé des informations sur l'attentat meurtrier de Manchester, qui a fait 22 morts lors d'un concert en mai 2017.

Un ancien responsable du cabinet de la première ministre britannique Theresa May, Nick Timothy, a rapidement réagi vendredi aux tweets de Donald Trump.

«Vrai ou pas - et je suis certain qu'il ne sait pas - ceci est vraiment malvenu de la part du dirigeant de notre allié et partenaire dans le renseignement», a-t-il asséné sur Twitter.

Après son appel à se montrer plus proactif, Donald Trump a poursuivi sa série de tweets en plaidant pour que soit étendu son décret anti-immigration très controversé et partiellement appliqué après plusieurs batailles judiciaires. «L'interdiction de voyager aux Etats-Unis devrait être bien plus large, plus dure et plus spécifique-mais bêtement, ça ne serait pas politiquement correct!» a écrit le président américain.

Il a ensuite conclu avec un quatrième tweet en évoquant la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). «Nous avons fait plus de progrès ces derniers neufs mois contre l'EI que l'administration Obama pendant huit ans.Il faut être proactifs et méchants!»

Un acte «terroriste», non revendiqué

Vingt-deux personnes ont été blessées et hospitalisées vendredi matin à la suite d'un attentat à l'heure de pointe dans une station du métro londonien, des témoins racontant une explosion dans une rame qui a brûlé plusieurs personnes au visage.

Neil Basu, un responsable de l'anti-terrorisme, a évoqué un acte «terroriste». Les services de secours ont précisé que 18 blessés avaient dû être hospitalisés.

L'attentat - le cinquième en six mois à Londres - s'est produit vers 08H20 (07H20 GMT) dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de la capitale britannique. 

Plusieurs témoins cités par les médias britanniques ont dit avoir vu et entendu une explosion dans une rame. La police a ensuite confirmé qu'il s'agissait d'un engin explosif artisanal.

Dans la matinée, les environs de la station étaient bouclés par la police, qui a dressé un cordon de sécurité et posté des hommes équipés de fusils d'assaut. Les services d'ambulance et les pompiers se trouvaient également sur place, avec du personnel entraîné à intervenir dans des conditions dangereuses.

«Une boule de feu»

L'attentat, non revendiqué à ce stade, intervient dans un contexte de menace terroriste après une vague d'attentats revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique ces derniers mois au Royaume-Uni.

Selon des témoins cités par le journal The Sun, l'explosion a brûlé des passagers au visage. Un témoin, Peter Crowley, a dit avoir vu «une boule de feu», et posté sur son compte Twitter des photos montrant son front brûlé.

Des photos diffusées sur Twitter montraient ce qui pourrait être l'origine de l'attentat: un seau blanc en train de brûler dans un sac en plastique de supermarché à l'intérieur d'une rame de métro, à proximité des portes automatiques, et dont sortaient des fils électriques.

Selon Sky News, la police étudie la piste d'un engin artisanal qui n'a pas totalement explosé.

Peu après l'attentat, le maire de Londres Sadiq Khan a condamné les «individus ignobles qui tentent d'utiliser le terrorisme pour nous toucher et détruire notre mode de vie». «Mais nous nous laisserons jamais ni intimider ni battre par le terrorisme», a-t-il assuré.

Plusieurs attaques terroristes ont fait 35 morts depuis le début de l’année en Grande-Bretagne, où la tension reste vive.

En mars à Londres, un assaillant avait utilisé un véhicule pour percuter des passants sur le pont de Westminster avant de poignarder un policier, faisant 5 morts.

En juin, des assaillants à bord d'une camionnette avaient foncé contre des passants sur le London Bridge avant d'en poignarder plusieurs dans le quartier de Borough Market, faisant 8 morts. En mai, un kamikaze s'était fait exploser avec une bombe artisanale à la sortie d'un concert d'Ariana Grande à Manchester (nord), faisant 22 morts.

Un autre attentat avait visé des fidèles près de la mosquée londonienne de Finsbury Park en juin, perpétré par un homme qui avait foncé contre la foule, faisant une dizaine de blessés.

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