Jovid ressemble à un décor de Far West. En calque inversé. Des vieilles maisons en bois alignées, dont la moitié sont abandonnées. En guise de saloon, un produkty (épicerie) le plus souvent fermé, et à la place du sable, dans la rue principale, déserte, la neige de janvier qui tourbillonne et s’agrège aux palissades. Tout est calme à Jovid. Même les chiens semblent avoir déserté. Le seul danger apparent est le prêtre orthodoxe du village, qui se balade avec sa clochette et un enfant de chœur, frappant aux portes des habitations, et collant sa croix en métal sur la bouche des croyants. Sans sommation.