Proche-Orient

Un accord de cessez-le-feu a été trouvé à Gaza

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Mohammed Kamel Amr a annoncé qu’une trêve avait été conclue entre Israël et le Hamas palestinien. Le cessez-le-feu est entré en vigueur à Gaza à 19H00 GMT. De son côté, le président américain Barack Obama remercie Benjamin Netanyahou d’avoir œuvré à un cessez-le-feu. Sur le terrain, les violences ont continué ce mercredi

L’annonce de cet accord a été dévoilée lors d’une conférence de presse conjointe entre le ministre égyptien des Affaires étrangères et la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

Les efforts de l’Egypte pour une trêve ont permis «un accord sur un cessez-le-feu» qui «prendra effet à 21H00 heure du Caire», soit 19H00 GMT, a-t-il dit lors d’une conférence de presse au Caire avec la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

«Les Etats-Unis saluent l’accord d’aujourd’hui sur un cessez-le-feu», a déclaré Mme Clinton après des visites à Ramallah et à Jérusalem. «Dans les jours qui viennent, les Etats-Unis travailleront avec leurs partenaires dans la région pour consolider ce progrès».

Mme Clinton a également «remercié le président égyptien Mohamed Morsi pour le leadership personnel dont il a fait preuve pour faire baisser la tension à Gaza et faire cesser la violence».

«Le nouveau gouvernement égyptien» formé après l’élection en juin de Mohamed Morsi, issu de la confrérie des Frères musulmans, «assume la responsabilité et le leadership qui font depuis longtemps de ce pays une pierre angulaire de la paix et de la stabilité dans la région», a-t-elle poursuivi.

Le texte de l’accord prévoit «qu’Israël cesse toutes le hostilités par voie terrestre, aérienne et maritime dans la bande de Gaza, y compris les incursions et la prise de personnes pour cible».

«Toutes les factions palestiniennes doivent cesser les hostilités depuis la bande de Gaza vers Israël, y compris les attaques de roquettes et toutes les attaques le long de la frontière», selon le texte.

L’accord prévoit également que des discussions s’ouvrent 24 heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu sur des mesures permettant d’ouvrir les points de passage avec l’enclave palestinienne et visant à faciliter la circulation des personnes et des biens.

La bande de Gaza, frontalière de l’Egypte et d’Israël, est soumise à un blocus israélien depuis plusieurs années.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé mercredi avoir accepté de «donner une chance» à la proposition égyptienne de trêve après avoir parlé avec le président américain Barack Obama.

Le président des Etats-Unis Barack Obama a de son côté remercié Benjamin Netanyahu d’avoir accepté la proposition égyptienne d’un cessez-le-feu avec le Hamas.

Pas moins de 17 Palestiniens tués ce mercredi

Des frappes israéliennes ont tué six Palestiniens mercredi dans le centre et le sud de la bande de Gaza, portant à 17 le nombre de personnes décédées dans ces raids depuis le début de la journée, a-t-on appris de sources médicales. Ces décès porte le total des vicitimes à 154 depuis le début de l’opération israélienne.

Deux personnes sont mortes lorsqu’une frappe a touché une moto dans la ville de Rafah, au sud de l’enclave palestinienne. Au moins 4 autres personnes ont péri lors d’une frappe contre une maison à Nusseirat, au centre du territoire, selon le ministère de la Santé du gouvernement Hamas, au pouvoir à Gaza.

Un bus israélien touché par une attaque

Sept jours après le début des bombardements sur la bande de Gaza, un bus a explosé près du Ministère de la défense à Tel-Aviv faisant 17 blessés. Le gouvernement israélien dénonce un acte terroriste. A Tel-Aviv, «une bombe a explosé dans un bus dans le centre. C’est une attaque terroriste», a affirmé un porte-parole du gouvernement après la déflagration qui s’est produite à bord d’un bus à proximité du ministère de la Défense.

Un attentat dans un bus à Tel-Aviv a fait au moins 17 blessés mercredi et l’aviation israélienne a continué à frapper la bande de Gaza malgré les efforts de la diplomatie internationale pour parvenir à un cessez-le-feu. A Gaza, l’immeuble qui abrite l’AFP a une nouvelle fois été touché par une nouvelle frappe, tuant un enfant. Aucun journaliste ne s’y trouvait. La veille, le même bâtiment avait été touché, sans faire de victimes.

Depuis le lancement de l’opération israélienne contre les groupes armés de Gaza, cinq Israéliens, dont un soldat, ont trouvé la mort dans des tirs de roquettes.

Condamnations internationales

Les Etats-Unis, la France et la Russie ont condamné cette attaque. Il s’agit du premier attentat à la bombe en Israël depuis mars 2011. L’attentat n’a pas été revendiqué, mais Al-Aqsa, chaîne de télévision proche du Hamas, a salué une «opération martyre». A Gaza, des scènes de célébrations ont éclaté après l’annonce de l’explosion, selon des journalistes.

Dans la journée, les tirs de roquettes sur Israël se poursuivaient depuis l’enclave palestinienne, où le Hamas au pouvoir reçoit une aide «militaire» de l’Iran, selon Téhéran. Depuis minuit, 70 roquettes se sont abattues sur Israël, selon un porte-parole de l’armée. Vingt autres ont été interceptées par le système antimissile Iron Dome.

Ces tirs ont néanmoins baissé en intensité mercredi par rapport aux journées précédentes, selon les médias israéliens. Ces mêmes médias ont également indiqué que Benjamin Netanyahou avait réuni ses neuf principaux ministres pour évaluer la situation.

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