La délégation suisse à la conférence de l’ONU sur le climat s’est déclarée satisfaite du résultat des «âpres négociations» menées à Durban. Elle a qualifié le résultat des discussions de «positif».

L’accord trouvé en Afrique du Sud n’opérera plus de distinction entre pays industrialisés et pays en développement. Il obligera tous les Etats à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sur la base du principe de la responsabilité commune et selon leurs capacités respectives, se réjouit l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) dans un communiqué.

A l’avenir, les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, comme les pays émergents tels que la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, ainsi que les Etats-Unis sont disposés à lancer un processus qui s’achèvera en 2015 pour déboucher sur un accord juridiquement contraignant sur la protection du climat.

«Le changement de paradigme permet aux négociations internationales sur le climat de faire un grand pas en avant», a déclaré le directeur de l’OFEV, Bruno Oberle, qui a représenté la position suisse jusqu’à la clôture de la conférence dimanche matin, cité dans le communiqué.

Grâce aux concessions des pays émergents et des Etats-Unis, «les conditions pour mettre en place une deuxième période d’engagements dans le cadre du Protocole de Kyoto sont remplies pour l’UE, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et la Suisse», écrit l’OFEV. Le protocole peut par conséquent être reconduit sans interruption dès 2013.