L’Etat le plus peuplé des Etats-Unis, qui est également la huitième puissance économique mondiale, a entamé le 1er juillet un nouvel exercice fiscal. Celui-ci est marqué par un déficit record creusé par la crise qui a entraîné un plongeon des recettes fiscales et une hausse du chômage.

S’adressant à la presse devant ses bureaux, le gouverneur républicain a souligné que son budget ne prévoyait aucune hausse d’impôt, mais des coupes de 15 milliards de dollars (16 milliards de francs).

«Globalement, je crois qu’il s’agit vraiment d’une très, très grande réussite», s’est félicité l’ancien acteur, notant que les dernières discussions avaient été dignes d’un film à suspens.

Les présidents des groupes républicains et démocrates ont quant à eux indiqué que les termes de l’accord allaient être présentés aux élus et qu’un vote pourrait intervenir jeudi.

«Il n’y a pas beaucoup de bonnes nouvelles dans ce budget», a souligné Darrell Steinberg, président du Sénat. Selon lui, l’accord prévoit de douloureuses coupes.

Crise sans précédent

Le parlement californien rencontre presque chaque année des difficultés pour boucler son budget, mais la crise économique, d’une ampleur sans précédent depuis la Grande Dépression de 1929, a encore compliqué les choses.

Les démocrates, majoritaires à l’assemblée d’Etat, étaient d’accord avec les républicains pour réduire les dépenses, mais souhaitaient également relever les impôts, ce que refusait la minorité.

Le camp conservateur plaidait pour une baisse plus prononcée des dépenses. Les démocrates affirmaient qu’elle pénaliserait l’aide publique aux plus démunis.