syrie

Un attentat contre des personnes évacuées à Alep a fait 112 morts

Un kamikaze a fait exploser un véhicule dans un marché où se trouvaient des personnes évacuées de villes loyalistes

112 personnes ont été tuées samedi lorsqu'un kamikaze a fait exploser un véhicule piégé près d'Alep, en Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'attaque a visé des bus transportant des chiites évacués de localités loyalistes. Le nombre de victimes a été précisé par les autorités dimanche matin.

L'attentat à la voiture piégée s'est produit à Rachidine, une banlieue rebelle à l'ouest de la ville d'Alep. C'est là qu'étaient stationnés les bus transportant 5000 personnes évacuées vendredi de Foua et Kafraya, deux localités prorégime du nord-ouest de la Syrie assiégées par les insurgés.

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Un accord a été suspendu

Les cars attendaient là depuis vendredi soir, en dehors de la ville, l'accord d'évacuation conclu entre belligérants ayant été suspendu. Sur des images diffusées par les médias syriens, on peut voir des cars noircis par l'explosion, avec les vitres brisées. Des corps jonchent le sol et une épaisse fumée noire s'élève d'endroits en flammes.

La télévision d'Etat a imputé aux «groupes terroristes» – terme utilisé par le régime pour désigner rebelles et terroristes – la responsabilité de cet «attentat à la voiture piégée». Il n'était pas clair dans l'immédiat si parmi les morts figuraient des rebelles qui gardaient la zone des bus.

Des personnes évacuées et bloquées

Avant cette attaque, des milliers de personnes évacuées de quatre localités assiégées, dont Foua et Kafraya, étaient bloquées depuis vendredi en raison de désaccords les empêchant de poursuivre leur chemin.

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Vendredi, plus de 7000 personnes avaient été simultanément évacuées de Foua et Kafraya (5000) et des localités rebelles de Madaya et Zabadani (2200), d'après l'OSDH. Ces évacuations, les dernières d'une longue série depuis le début il y a six ans de la guerre en Syrie, sont intervenues vendredi en vertu d'un accord conclu entre le Qatar, soutien de la rébellion, et l'Iran, allié du régime de Bachar al-Assad.

Après leur évacuation, les combattants et civils de Foua et Kafraya auraient dû se diriger vers Damas et la province de Lattaquié, à l'ouest, places fortes du régime. Simultanément, les personnes évacuées de Madaya et Zabadani devaient se rendre dans la province rebelle d'Idleb, au nord-ouest.

Mais en raison de désaccords, les personnes évacuées de Foua et Kafraya étaient bloquées à Rachidine, tandis que celles parties de Madaya et Zabadani attendaient encore à Ramoussa, secteur loyaliste également à l'ouest d'Alep.

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