Des adolescents inspirés par l’Etat islamique (EI) prévoyaient de mener une attaque terroriste majeure à Melbourne la semaine prochaine, selon la police australienne. L’attentat aurait eu lieu à l’occasion du 100e anniversaire du débarquement des troupes australiennes à Gallipoli lors de la Première Guerre mondiale.

Cinq jeunes hommes âgés de 18 et 19 ans et originaires de la banlieue de Melbourne ont été interpellés lors d’une opération qui a mobilisé quelque 200 policiers dans le cadre d’une enquête d’un mois. Des responsables policiers ont indiqué être certains que la menace terroriste présentée par les jeunes gens, qui entendaient s’en prendre à des représentants de la loi, avait été maîtrisée.

Deux des adolescents sont soupçonnés de terrorisme et un troisième a été appréhendé pour détention d’armes. Les deux autres ont été placés en détention et collaborent avec l’enquête de la police.

Des perquisitions ont été effectuées à Melbourne par une unité antiterroriste. Le préfet adjoint de la police fédérale australienne a précisé que les suspects s’inspiraient clairement de l’EI et qu’ils visaient les manifestations prévues à Melbourne pour le centenaire du débarquement de Gallipoli, le 25 avril.

Sanglante bataille

«L’ANZAC Day» est une journée symbolique importante célébrée en Australie et en Nouvelle-Zélande. Elle commémore la sanglante bataille de Gallipoli des Australiens et Néo-Zélandais contre l’armée ottomane en 1915, ainsi que l’engagement de troupes en France et en Belgique.

Plus de 60 000 soldats australiens et néo-zélandais ont participé au débarquement dans la péninsule de Gallipoli et 11 500 y ont péri. Les cérémonies de cette année revêtent une importance particulière au vu du 100e anniversaire.

Investigations poursuivies

La police, qui soupçonne les islamistes de l’EI de vouloir organiser une action spectaculaire à cette occasion, a indiqué que des perquisitions se poursuivaient à Melbourne et que les investigations continuaient.

L’Australie a relevé en septembre dernier le niveau de son alerte contre le terrorisme, à la suite en particulier du départ d’au moins 110 de ses ressortissants vers l’Irak et la Syrie pour combattre au sein de l’EI. Plus de 30 d’entre eux sont rentrés depuis.