COP21

«Un bon compromis» pour Doris Leuthard

La conseillère fédérale s’est réjouie de l’adoption de l’accord climatique. La nouvelle loi sur le CO2 devra fixer les mesures à prendre pour respecter les engagements de la Suisse

«Même si cet accord n’est pas parfait, c’est un bon compromis»: la conseillère fédérale Doris Leuthard s’est réjouie samedi de l’adoption de l’accord de Paris lors de l’ultime séance plénière de la COP21. «Maintenant, les actes doivent suivre les paroles: les objectifs nationaux annoncés doivent être réalisés et contrôlés, et les efforts de réduction des émissions régulièrement contrôlés», a par ailleurs indiqué dans un communiqué le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC).

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Pour le DETEC, le fait que les principaux émetteurs de gaz à effet de serre mondiaux soient tenus d’agir constitue une avancée majeure. L’accord engage en effet des Etats émergents comme la Chine ou l’Inde, qui sont de gros émetteurs de CO2 et qui n’étaient pas inclus dans le Protocole de Kyoto. La Suisse avait fait de l’abandon de la distinction stricte entre pays industrialisés et pays en développement un de ses chevaux de bataille à Paris. Selon la classification onusienne, des pays au PIB élevé comme l’Arabie saoudite figurent en effet toujours parmi les pays en développement. Cette distinction n’a pas été formellement abandonnée à Paris mais les articles de l’accord se réfèrent désormais dans une large majorité à toutes les parties. Suite à la ratification de l’accord, des modifications légales devront être effectuées en Suisse. Doris Leuthard a indiqué attendre avec impatience la réaction du parlement lors de la révision de la loi sur les émissions de CO2, attendue l’année prochaine et qui fixera les mesures à prendre pour respecter les engagements pris à Paris.

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En amont de la COP21, la Suisse s’était engagée à réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, avec 20% de réductions réalisées à l’étranger. «C’est tout à fait insuffisant au regard du nouvel accord. La nouvelle loi sur le CO2 devrait inclure une réduction de 60% des émissions d’ici à 2030 en Suisse, plus des projets à l’étranger», estime Patrick Hofstetter du WWF Suisse.

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