Ils sont au moins 65 000 à croupir sous des tentes en plein désert dans le camp d'Al-Hol dans le nord-est de la Syrie. Dont quelque 40 000 enfants. Les conditions de détention se détériorent et laissent craindre le pire. Certains humanitaires ne mâchent pas leurs mots pour décrire la situation: «Depuis près de deux ans, ces gens vivent entre parenthèses, dans un vide juridique qui rappelle la prison américaine de Guantanamo, souligne l’un d’eux. Ils n’ont pas accès aux droits les plus fondamentaux. Aucun processus judiciaire des autorités locales en vue.»