Des montagnes du Colorado aux Alpes suisses. Selon le site Axios, Scott Miller, ancien gérant de fortune d’UBS et grand donateur de la cause LGBTQ, pourrait devenir le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en poste à Berne. La Maison-Blanche ne l’a pas encore confirmé. Et si tel est le cas, comme pour tous les postes d’ambassadeurs, sa nomination devra encore être avalisée par le Sénat. Mais à en croire le média américain, l’hypothèse de le voir prendre la route de la Suisse, avec son mari Tim Gill, circule à Washington.

Lire aussi: Joe Biden et la Suisse, une histoire compliquée?

Interdire les thérapies de conversion

Scott Miller copréside actuellement le conseil d’administration de la Gill Foundation, du nom de son époux. Selon le site de la fondation créée en 1994, il est responsable de «la stratégie des dons nationaux pour faire progresser l’égalité LGBTQ, notamment des campagnes d’éducation publique visant à interdire la thérapie de conversion et à mettre fin à la discrimination à l’encontre des Américains LGBTQ». Philanthrope, Scott Miller est également très actif au niveau de l’accès à l’éducation et, dans le cadre de la pandémie, a contribué à fournir plus de 5,6 millions de repas à des milliers d’habitants du Colorado dans la précarité. Le couple s’est marié en 2009 dans le Massachusetts, un des quatre Etats qui reconnaissaient alors le mariage homosexuel. Il figure parmi les contributeurs de plus de 1 million de dollars de la Obama Foundation.

Toujours selon le site de la Gill Foundation, Tim Gill et lui sont «les plus grands donateurs de l’histoire en faveur de l’égalité LGBTQ, ayant donné des centaines de millions de dollars à cette cause». Un article du magazine Rolling Stone publié en 2017 affirmait déjà que Tim Gill, qui dirige notamment une start-up spécialisée dans la domotique et l’intelligence artificielle, avait consacré 422 millions de dollars à la défense des LBTGQ en trois décennies.

Lire aussi: «Les Etats-Unis sont le partenaire de la continuité, de la fiabilité et de la transparence»

Scott Miller, 42 ans, était auparavant le vice-président d’UBS Wealth Management à Denver, habitué à gérer les portefeuilles de familles fortunées et de fondations caritatives. Peu après ses études, il a notamment travaillé comme organisateur d’événements pour une clientèle internationale. Un ancien banquier qui arrive dans un pays que le président Joe Biden vient de qualifier de «paradis fiscal»? Voilà qui ne manquerait pas de piquant. Si sa nomination est confirmée, Scott Miller risque bien de devoir s’expliquer sur cette petite phrase, qui a choqué. Il succéderait à l’ambassadeur Ed McMullen, un proche de Donald Trump, grand connaisseur de la Suisse et qui avait ses entrées à la Maison-Blanche.