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Une femme se promène dans la province de Deraa, le 21 juin 2018.
© MOHAMAD ABAZEED/AFP

Syrie

Au moins un mort dans une frappe de la coalition anti-EI contre l’armée syrienne

L’OSDH affirme qu’un soldat a été tué dans un raid de la coalition anti-EI. Le Pentagone dément toute frappe

Au moins un soldat de l’armée syrienne a été tué jeudi 21 juin au soir et sept autres blessés dans une frappe de la coalition internationale anti-djihadistes, dirigée par Washington, sur une position militaire dans le centre de la Syrie, selon une ONG.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait état d’«explosions» dans le sud-est du désert de Palmyre (province de Homs), à 50 kilomètres de cette ville stratégique, et non loin de la région d’Al-Tanaf (sud), où la coalition dispose d’une base militaire.

Lire aussi: En Syrie, un million de déplacés supplémentaires

«La position ciblée est à seulement 20 kilomètres de la région d’Al-Tanaf», a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. «Le bilan pourrait s’alourdir car de nombreux blessés sont dans un état grave».

Le Pentagone dément

De son côté, le Pentagone a nié l’existence de toute frappe, ajoutant qu’aucune victime n’était à déplorer. «Les combattants de Maghawir al-Thawra (une milice syrienne soutenue par Washington, ndlr) et les conseillers de la coalition dans la zone de «déconfliction» près d’Al-Tanaf ont été pris pour cible par une force hostile non identifiée située juste à l’extérieur de la zone de «déconfliction», a indiqué à l’AFP le commandant Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone.

La coalition a défini, en concertation avec les Russes, une telle zone d’un rayon de 55 kilomètres autour d’Al-Tanaf dans le sud syrien, où des forces spéciales américaines entraînent des forces locales syriennes dans la lutte contre le groupe Etat islamique. Les combattants de la milice syrienne soutenus par la coalition ont dû «riposter en guise de défense légitime», a ajouté le porte-parole du Pentagone.

Ce nouvel incident intervient quatre jours après un raid meurtrier dimanche soir sur le secteur d’Al-Hari, dans l’extrême est de la Syrie, à la frontière avec l’Irak, ayant fait 55 morts, dont 16 combattants des forces pro-régime, selon l’OSDH.

Le raid meurtrier imputé à Israël

Le raid a été particulièrement meurtrier pour des combattants irakiens engagés aux côtés du régime: la force paramilitaire du Hachd al-Chaabi a annoncé que 22 de ses membres avaient été tués et 12 autres blessés. Placées sous l’autorité du premier ministre irakien, ces forces comptent des groupes proches de l’Iran, notamment les «Brigades du Hezbollah», qui ont perdu des combattants dans les frappes.

A Washington, un responsable américain s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a imputé la frappe à Israël. L’Etat hébreu a intensifié ces derniers mois ses incursions militaires contre les forces iraniennes en Syrie, critiquant de manière virulente l’ancrage de Téhéran chez son voisin syrien.

La coalition, qui intervient en Syrie depuis 2014 pour combattre l’EI, a, de son côté, également frappé des forces du régime ces derniers mois. Le 24 mai, 12 combattants pro-régime ont péri dans un raid aérien contre des positions de l’armée syrienne au sud de Boukamal, ville située à quelques kilomètres de la frontière avec l’Irak. L’OSDH et des médias d’Etat syriens avaient attribué cette frappe à la coalition, mais le Pentagone avait nié. Le 7 février, la coalition a reconnu avoir tué au moins 100 combattants pro-régime dans la province de Deir ez-Zor (est).

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