Un membre de la délégation présidentielle brésilienne, militaire de surcroît, arrêté en flagrant délit de trafic de drogue à la veille du sommet du G20 à Osaka: voilà de quoi abîmer encore un peu plus l’image internationale du Brésil, en chute libre depuis l’élection, fin octobre, du leader populiste Jair Bolsonaro à la tête de l’une des plus grandes démocraties de la planète.

Bras droit du président, au pouvoir depuis janvier, et chef du cabinet de sécurité institutionnelle, le général Augusto Heleno a imputé au «manque de chance» ce hasard du calendrier. Mais il en faudra davantage pour convaincre les députés qui comptent le convoquer au parlement pour expliquer «le comment du pourquoi» du rocambolesque épisode survenu mardi 27 juin sur l’aéroport de Séville, où a fait escale ce jour-là l’appareil de réserve de la présidence brésilienne, avant de poursuivre son trajet pour Osaka. Lors d’un contrôle douanier, auquel il ne s’attendait visiblement pas, le sergent Manoel Silva Rodrigues a été arrêté avec, dans sa valise, 37 briques de cocaïne, un butin qu’il n’avait pas même pris la peine de dissimuler sous ses vêtements.